Page:Coubertin - Une campagne de vingt-et-un ans, 1909.djvu/133

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polo, de yachting, d’aviron, enfin le président de l’Union des Sociétés de tir, M. Mérillon lequel ne tarda pas à démissionner après avoir fait voter par son Union une résolution portant qu’elle s’abstiendrait de participer aux Jeux Olympiques : exactement le Docteur W. Gebhardt
le docteur w. gebhardt
Membre du Comité International Olympique pour l’Allemagne
procédé qui devait être employé de nouveau douze ans plus tard. M. Mérillon s’en excusa d’ailleurs en une lettre où il disait : « Il résulte et du programme et des moyens d’action mis à la disposition du Comité (hellène) que le tir y deviendrait une branche incorporée et encastrée dans un ensemble de sports ». Et il s’indignait grandement que « les créateurs des Jeux Olympiques » aient pu s’imaginer que l’Union Nationale des Sociétés de tir de France consentirait à devenir « une annexe de leur Comité » ! Nous n’avions pas de si noirs desseins et l’objection n’a gagné en vieillissant ni clarté ni justesse. Le secrétaire du Comité Français fut M. Raoul Fabens qui s’y dévoua avec beaucoup de zèle et d’intelligence. Le comité tint ses séances à la Sorbonne.

Au début de 1896, je pus faire imprimer un prospectus que nous répandîmes non seulement en France mais dans les pays avoisinants. Il contenait, avec le rappel de l’organisation des Jeux Olympiques, les conditions obtenues pour le voyage. Grâce à l’intervention énergique de MM. Noblemaire et Lefèvre-Pontalis, nous étions arrivés à un prix vraiment avantageux : trois cents francs en première classe de Paris au Pirée par Marseille et retour. En outre, la Compagnie des Messageries Maritimes s’engageait à ajouter un départ supplémentaire le 31 mars, s’il se trouvait deux cents passagers pour en faire la demande et une croisière du 29 mars au 13 avril était organisée