Page:Coubertin Les Jeux Olympiques 776 - 1896.djvu/24

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temps : elle ne voyait pas l’utilité d’un traité la liant à une fédération étrangère. Quant à l’Amateur Rowing Association, pour obtenir à nos rameurs le droit de prendre part aux fameuses régates de Henley qui se courent sous ses règlements, il fallut dix mois de négociations et l’intervention de l’Ambassadeur de France à Londres, M. Waddington.

Au printemps de 1893, la situation nous parut assez bonne pour que le congrès pût être convoqué ; nous avions des bons rapports avec la Belgique, l’Angleterre et les États-Unis. Un appel fut donc adressé à toutes les Sociétés de sport du monde les conviant à envoyer des délégués à Paris au mois de Juin 1894. J’appelai à mon aide des amis tels que le Professeur Sloane, de l’Université de Princeton, ou de personnes avec lesquelles j’entretenais une correspondance suivie comme M. Kemény, en Hongrie, le Général de Boutowski, en Russie, M. Herbert, en Angleterre, le Commandant Balck en Suède. Le programme du Congrès fut rédigé de manière à mettre en avant les questions d’ordre purement sportif et à dissimuler la question principale, celle du rétablissement des Jeux olympiques ; je craignais qu’elle n’excitât les sarcasmes ou ne décourageat les bonnes volontés par l’ampleur même du projet. De fait, j’en avais parlé dans des réunions à New-York, à Oxford etc. et j’avais senti que mes auditeurs considéraient un tel projet comme un rève et une chimère. Je regardai comme indispensable de tenir nos séances dans le Palais universitaire de la Sorbonne pour marquer pourtant qu’il s’agissait de quelque chose de plus que d’une réunion sportive ordinaire ; il me semblait que sous les voutes de la Sorbonne, les mots : Jeux olympiques résonneraient de manière à s’imposer aux assistants. M. Gréard, Recteur de l’Université de Paris nous y accorda gracieusement l’hospitalité. J’écrivis à L. M. le Roi des Hellènes et le Roi des Belges, à L. A. R. le Prince Royal de Grèce, le Prince de Galles, le Prince Royal de Suède, à. S. A. R. le Grand Duc Wladimir pour leur offrir le titre de membre d’honneur du Congrès dont M. le Baron de Courcel, Sénateur, ancien ambassadeur de France à Berlin accepta la présidence. Un certain nombre de collaborateurs se groupaient