Page:Coubertin Remède au surmenage 1888.djvu/16

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courses à pied, chasses aux petits papiers, cricket, tennis… etc.

Messieurs, vous le voyez, il s’agit là d’un projet restreint, précis, limité mais néanmoins difficile à réaliser ; j’en désespérerais si un appui chaleureux et unanime ne me donnait pas confiance dans sa prochaine exécution. Un comité va prendre en main cette œuvre, car c’en est une, j’ose le dire ; il est présidé par un homme éminent entre tous, dont la parole éloquente a retenti parmi nous l’an passé, M. Jules Simon ; à côté de lui MM. Gréard et Morel, directeur de l’enseignement secondaire, représentent l’Université ; M. Picot, l’Institut ; le général Thomassin, l’armée ; M. Patinot, la Presse ; M. le Dr Rochard, M. le Dr Brouardel et M. le Dr Labbé, l’Académie de médecine, qui a mené la campagne contre le surmenage ; puis les directeurs des écoles Monge, Alsacienne et Gerson et le supérieur de Juilly, où les exercices du corps sont fort en honneur ; enfin les présidents de la Société d’Encouragement de l’escrime, du Sport nautique, de l’Union des Sociétés d’aviron et du Racing Club de France.

Tels sont les noms pour la plupart déjà connus et estimés sous les auspices desquels nous allons faire appel aux souscripteurs ; mais la création des parcs n’est pas le but unique ; pour rendre les jeux populaires il faut de puissants encouragements, des concours et des prix ;