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évoquant une sorte d’aviation intellectuelle propre à survoler le domaine humain désormais d’un seul tenant. Les premiers artisans de cette aviation-là doivent être les journalistes et les facultés que je voudrais voir se créer dans quelques universités seront leurs camps d’entraînement.

Leur profession protégée contre elle-même par une sage législation concernant la diffamation et les incompatibilités, les meilleurs d’entre eux instruits de façon à guider leurs émules dans les chemins élargis de l’universalisme, il n’y aurait plus de motif pour que la presse ne devint pas ce qu’elle doit-être, si l’on veut que le monde moderne soit à la hauteur de ses possibilités — un préceptorat, presque un sacerdoce.


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