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LIVRE SECOND.



Étant jà l’automne en sa force et le temps des vendanges venu, chacun aux champs étoit en besogne à faire ses apprêts ; les uns racoutroient les pressoirs, les autres nettoyoient les jarres ; ceux-ci émouloient leurs serpettes, ceux-là se tissoient des paniers ; aucuns mettoient à point la meule à pressurer les raisins écrasés, d’autres apprêtoient l’osier sec dont on avoit ôté l’écorce à force de le battre, pour en faire flambeaux à tirer le moût pendant la nuit ; et à cette cause Daphnis et Chloé, cessant pour quelques jours de mener leurs bêtes aux champs, prêtoient aussi à tels travaux l’œuvre et labeur de leurs mains. Il portoit lui la vendange dedans une hotte et la fouloit en la cuve, puis aidoit à remplir les jarres ; elle d’autre côté préparoit à manger