Page:Courier Longus 1825.djvu/63

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les parages du territoire de Mitylène, pour ce qu’il y a par-tout bons abris pour se retirer, belle plage pour se baigner, et est bordée de beaux édifices, avec jardins, parcs et bois que les uns nature a produits, les autres la main de l’homme. En voguant ainsi au long de la côte, et descendant ci et là, où desir leur en prenait, ils ne faisoient mal quelconque ni déplaisir à personne, mais s’ébattoient entre eux à divers passe-temps. Tantôt avec des hameçons attachés d’un brin de fil au bout de quelque long roseau, ils pêchoient, de dessus un écueil jeté fort avant en la mer, des poissons qui hantent autour des rochers ; tantôt prenoient avec leurs chiens et leurs filets les lièvres qui fuyoient des vignes pour le bruit des vendangeurs ; ou bien ils tendoient aux oiseaux, trouvant temps et lieu favorables, et avec des lacs courants, prenoient des oies sauvages, des halbrans, des outardes et autre tel gibier de plaine, dont ils avoient, outre le plaisir, de quoi