Page:Courier Longus 1825.djvu/70

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faute y avoit, étoit aux vents et à la mer, desquels il n’étoit pas juge pour la leur faire réparer. Ce néanmoins le bon Philétas ne sut si bien dire que les Méthymniens s’en contentassent ; mais derechef en grande fureur prirent Daphnis, et le vouloient lier pour l’emmener, n’eût été que les paysans, de ce mutinés, se ruèrent, en criant, sur eux, comme une volée d’étourneaux, et leur ôtèrent des mains Daphnis, qui se défendoit bien aussi et à son tour les chargeoit. Si qu’à grands coups de pierres et de bâtons, ils chassèrent les Méthymniens, et ne cessèrent de les poursuivre, qu’ils ne les eussent menés battant hors de leur territoire. Daphnis et Chloé restés seuls, elle eut tout loisir de le conduire en la caverne des Nymphes, où elle lui lava le visage tout souillé du sang qui lui étoit coulé du nez ; puis tirant de sa panetière un peu de fromage et du tourteau, elle lui en fit manger, et qui plus le