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Sur son coursier fougueux pénètre dans ton temple,
Y poursuit sa vengeance, avec orgueil contemple
Un long fleuve de sang qui l’inonde à grands flots ;
Applaudit de la voix à ses cruels bourreaux ;
Impitoyable, immole un peuple sans défense,
Et traîne ton héros à la vile potence1.
De cet affreux massacre encore ensanglanté,
Il arrive devant Beauvais épouvanté,
Et dirigeant sur lui sa redoutable foudre,
Il menace déjà de le réduire en poudre.
Sous lui marchent unis cent mille combattans ;
Ses chefs ont déployé leurs drapeaux éclatans ;
Du feu de mille éclairs leur armure étincelle,
Et l’or en flots brillans sur leurs armes ruisselle ;