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Page:Dénoix - Jeanne Hachette, ou le Siège de Beauvais, 1835.pdf/20

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Beauvais à son approche et tressaille et frémit.
Pourtant il se dispose à braver la tempête ;
De ses nobles enfans la défense s’apprête ;
Mais qu’opposeront-ils à ces immenses flots ?
Trois cents lances au plus entourent leurs drapeaux,
Balagny qu’a vu fuir Roye à Charles livrée,
En portant du vaincu l’infamante livrée3,
Balagny les commande. Aujourd’hui retrouvant
La belliqueuse ardeur qui l’anima souvent,
Il relève sa tête un instant asservie,
Et va venger sa honte en prodiguant sa vie.

Cependant un héraut, vers Beauvais député,
Non loin de ses remparts s’est soudain arrêté
Il porte dans sa main un sinistre présage,