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Page:Dénoix - Jeanne Hachette, ou le Siège de Beauvais, 1835.pdf/22

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Cent globes enflammés partent de l’obusier ;
L’arbalète, les arcs au sein des airs frémissent ;
D’une grêle de traits les créneaux se hérissent,
Et le prompt incendie au vol impétueux
Enveloppe déjà la cité de ses feux.

Les braves assiégés qu’agrandit leur courage
D’un front inaltérable ont fait face à l’orage ;
La soif de la vengeance excite leurs soldats,
Et leurs foudres aussi vomissent le trépas.
Des deux côtés s’engage une lutte terrible,
Chaque parti déploie une ardeur invincible ;
Tous deux sont animés d’un semblable désir ;
Tous deux ont résolu de vaincre ou de périr.
On s’attaque, on se heurte, on s’égorge, on se presse