Aller au contenu

Page:Dénoix - Jeanne Hachette, ou le Siège de Beauvais, 1835.pdf/27

La bibliothèque libre.
Cette page a été validée par deux contributeurs.
— 15 —

D’un féroce étranger craindriez-vous les coups,
Quand Dieu, le roi, l’honneur combattent avec nous ? »

De ces braves pourtant la constance s’épuise ;
La fortune pour eux jusqu’alors indécise,
À leur persévérance, hélas ! ne sourit plus :
Ils ont en vain tenté mille efforts superflus :
C’est surtout à présent qu’ils sentent leur faiblesse ;
Chaque heure, chaque instant rapproche leur détresse ;
À leur long cri d’appel aucun cri ne répond :
Sous le joug d’un barbare ils vont courber le front !
Au fier envahisseur qui résolut leur perte,
C’en est donc fait, la France est maintenant ouverte !
Comment sortiront-ils d’un si pressant danger ?
Quel bras miraculeux viendra les protéger ?