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L’ARTISTE ET L’ŒUVRE MUSICAL

Enfin, vient une suite de motifs, tous précédés de points d’interrogation, du milieu desquels surgit celui qu’il élut définitivement pour thème initial du final. L’étude de ces deux pages est instructive pour qui veut s’éclairer sur les procédés de composition d’un grand musicien, procédés qu’on retrouve, presque identiques, dans les cahiers d’esquisses de Beethoven.

Pour en revenir au final du Quatuor, il offre cette particularité remarquable que ses deux idées principales sont comme des émanations de phrases ou de dessins déjà exposés dans le premier mouvement, mais la présentation en est faite ici dans un esprit et sous un aspect absolument nouveaux.

On reconnaîtra sans peine la phrase génératrice du lied (dénommée plus haut : thème X) dans le dessin :


\relative c' {
\clef C
\key d \major
\override Staff.TimeSignature #'style = #'single-digit
\time 2/2
\tempo \markup \fontsize #-2 { \concat { "All" { \teeny \raise #0.6 "o" } " molto"}}
r4 a\( fis d~ | d fis' e d\) | r4 a\( g b | a cis d e\) |
}



exposé par l’alto comme première idée du morceau ; quant à la seconde idée, formée en trois phrases, comme les secondes idées beethovéniennes, elle tire son élément principal, celui de sa première phrase :