Page:D - La Comtesse de Lesbos, 1889.djvu/148

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priape, la jeune vierge se remet à trembler de tout son corps ; je pousse néanmoins la machine, mais le bout du gland étranglé reste à l’entrée, je n’ose pas brusquer le mouvement, car la résistance est telle, que je sens que j’abîmerais la gentille petite église si j’essayais d’y pénétrer de force. Malgré mon grand désir d’entrer dans le gîte, et bien que la comtesse persévéra à m’aider, je reste sur le bord, un moment inactif, ni reculant, ni m’avançant. « Il est trop gros, dit enfin la comtesse, et la mignonne est trop étroite ; quand il sera moins dur, peut-être, entrera-t-il mieux. Je vais prendre ta place, mignonne, tu regarderas comment on opère. » Je quitte à regret ces bords enchantés ; la jeune fille se laisse glisser du lit, se pend au cou de la comtesse et la mange de baisers. Mercédès prend sa place sur le bord du lit, et se met en posture. Cécile agenouillée, les yeux fixés sur la gentille ouverture, qui bâille sans le secours des doigts, ne perd pas un détail de l’affaire. Debout, devant l’autel, je présente la verge à l’orifice, j’y conduis le gland, et lentement, le maintenant dans la main, je fais glisser le mem-