Page:Darby - De la présence et de l’action du Saint-Esprit dans l’église 1844.djvu/112

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jusqu’à ce que les conséquences en fussent senties. Celui qui peut croire qu’il ne s’agit dans ce passage que d’un individu menacé par la chûte d’Israël, et de la chûte de quelqu’un qui est debout par la foi, car alors ce n’est pas un principe sur lequel on se tient debout, mais une réalité déjà dans le cœur de l’individu, celui, dis-je qui peut croire que la chûte d’Israël, comme économie, est appliquée comme menace à un individu réellement debout par la foi, je le laisse sous l’effet de ses vues.

Où est-il parlé de l’église, de l’économie, dit M. Wolff ? Paul répond : « Je parle à vous Gentils en tant que je suis apôtre des Gentils. » N’est-ce pas là l’économie ? Il parle de la réconciliation du monde, en contraste avec le judaïsme, ne s’agit-il pas là de l’économie ? Il parle de la sanctification d’une masse par les prémices ? Il parle d’un olivier sauvage enté ; est-ce qu’un individu est l’olivier sauvage ? et s’il s’adresse à la conscience de l’individu, c’est aux Gentils comme jouissant du privilège de l’économie, et non comme à un individu, qu’il lui parle. Aurait-il pu parler ainsi à un Juif ? Il est clair que non ; il est donc parfaitement sûr que ce n’est pas ici une affaire toute personnelle. L’apôtre parle-t-il d’une affaire toute personnelle, quand il conclut en disant : « Car, mes frères, je ne veux pas que vous ignoriez ce mystère ; qu’un aveuglement partiel est arrivé à Israël jusqu’à ce que la plénitude des Gentils soit entrée. »

Ce que l’auteur dit (p. 58, 2°), sur deux apostasies est d’une telle force d’absurdité, que je ne sais pas trop comment m’y prendre. Compte-t-il à ce point