Page:Darby - De la présence et de l’action du Saint-Esprit dans l’église 1844.djvu/130

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patience qui ne se fatigue jamais à leur égard, et de lui remettre tout le reste.

L’auteur ne se borne pas là : il ajoute, p. 64, 5° que parler de la ruine de l’économie, c’est faire un outrage à Dieu, et autres choses encore ; mais il n’est pas nécessaire de répondre à des déclamations.

Dieu ayant placé l’homme sous sa responsabilité, fera abonder le mensonge de l’homme à sa gloire, je n’en doute pas ; mais il ne manquera pas néanmoins de juger sa méchanceté à cause de cela. Il n’y a qu’un très-petit nombre d’entre les élus qui aient joui des premières bénédictions d’Israël ; et certes, parmi les dix tribus, on n’en jouissait pas. Et que voyons-nous dans l’Église ? Déjà du temps de saint Paul, il disait : tous cherchent leur propre intérêt, personne les intérêts de Jésus-Christ (Phil. II) ; et il savait que le mal entrerait après son départ (Actes XX).

Selon M. Wolff lui-même, il n’y a pas un seul don qui reste ; il est au moins bien singulier si l’on jouit de toutes les bénédictions de l’économie, qu’il ne reste pas un seul don. Enfin l’auteur, allant plus loin encore, dit, p. 65 , 6°, que « si l’économie est ruinée, nous sommes sans ordres, sans directions de Dieu ; nous n’avons plus droit à l’usage des sacrements, et au culte commun des fidèles ; il ne nous reste de l’économie que ses ruines ; il n’y a pas dans l’Écriture un seul précepte, un seul commandement du Seigneur qui nous soit applicable et que nous soyons tenus d’observer. Nous ne saurions ni atteindre la sainteté recom-