Page:Darien, Bas les coeurs, Albert Savine éditeur, 1889.djvu/17

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s’arrête… Et quel est le nouveau Josué qui fera reculer le soleil de la France ?… Moltke, peut-être ?… !!! ― »

Je suis empoigné…


― Tu as l’air tout chose, Jean, me dit mon père à déjeuner.

― C’est probablement la déclaration de de guerre qui le tracasse, répond ma sœur en ricanant.

Je ne réplique pas. À quoi bon ? Cette pimbêche de Louise se figure que je suis trop petit pour m’occuper de politique et, à deux ou trois questions, que je lui ai posées ce matin elle m’a fait des réponses moqueuses. Mais, attends un peu, ma belle, dans cinq ou six ans je m’en occuperai, de politique ; et tant que je voudrai, encore. Tandis que toi, tu n’es qu’une femme ; et les femmes… Quand j’en aurai une, je ne lui permettrai de lire que les faits-divers, dans mon journal. Et si Jules n’est pas un imbécile, il fera comme moi. Il faudra que je le lui dise, tout à l’heure.

Je le lui dis. Je le retiens dans un coin de sa maison de l’avenue de Villeneuve-l’Étang où nous avons été lui rendre visite, l’après-