Page:Darien, Bas les coeurs, Albert Savine éditeur, 1889.djvu/341

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qui me va mal, qui me donne l’air d’un bonhomme en chocolat. J’ai vainement représenté à mon père que des habits noirs seraient bien plus convenables. Car, enfin, un costume marron…

― Ta, ta, ta. Tu le mettras tout de même. D’abord, le marron, c’est deuil. Et puis, c’est assez bon.


Et c’est habillé de marron que je suis le cercueil, depuis l’église de Moussy où l’on a dit une messe jusqu’à la porte des Chantiers où les employés de l’octroi visitent la voiture. Nous trouvons là la plus grande partie des invités à qui nous avons donné rendez-vous, pour leur épargner de trop grands dérangements, à l’entrée de la ville : M. et Mme Legros, M. Merlin, M. et Mme Arnal, M. Hoffner…

Le Luxembourgeois se place à côté de mon père, lorsque le convoi se remet en marche.

― J’ai trouvé la lettre de faire part, hier soir, en rentrant chez moi, et je me suis empressé…

― Trop aimable, vraiment… Mais je n’ai pas eu le plaisir de vous voir depuis quelque temps déjà…