Page:Darien, Bas les coeurs, Albert Savine éditeur, 1889.djvu/83

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des dragons prussiens ayant fait une reconnaissance dans un village, des paysans organisés militairement en francs-tireurs sont sortis armés, ont tué dix dragons et ramené des prisonniers. »

La Chambre a applaudi bruyamment.

D’ailleurs, l’Autriche et l’Italie vont nous venir en aide. Après la première bataille, si le sort favorise les armes françaises, ces puissances entreront immédiatement en ligne.

Et pourquoi le sort ne nous serait-il pas favorable ? Les Prussiens qui manœuvrent autour de Metz, maintenant, sont dans une situation déplorable. Ces hordes immondes meurent de faim et sont dans la boue jusqu’au ventre.

« Ce qu’il faut, dit un journal, c’est être prêt pour la retraite des Prussiens, retraite qui, forcément, s’effectuera avant peu, et que les volontaires changeront en déroute en se jetant sur les flancs de l’armée. Surtout, pas de paix qu’on ne les ait chassés de France ! Des coups de fusil, rien de plus ! Non, dussent-ils ne rien demander en échange de leur victoire, ni un ruisseau, ni un écu, dussent-ils même nous faire des excuses, il ne faut pas