Page:Darien - Le Voleur, Stock, 1898.djvu/121

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VII

DANS LEQUEL ON APPREND, ENTRE AUTRES CHOSES,
CE QUE DEVIENNENT LES ANCIENS NOTAIRES


— Mon avis, me dit Roger-la-Honte dans le cab que nous venons de prendre à Cannon Street, c’est que si Paternoster nous donne cent mille francs des valeurs que nous lui apportons, ce sera beau.

— Paternoster ? Qui est-ce ?

— Ah ! oui, tu ne sais pas. C’est l’homme chez lequel nous allons laver nos papiers.

— Le nom est irlandais, je crois…

— Oui, mais celui qui le porte est Français. C’est vrai, ça ; tu n’es au courant de rien ; mais dans quelques jours… Eh ! bien, Paternoster, c’est un ancien officier ministériel ; il était notaire, je ne sais plus où, du côté de Bourges ou de Châteauroux…

— Et il a levé le pied, comme tant d’autres de ses confrères, avec les fonds de ses clients, et il s’est sauvé ici…

— Pas tout à fait. On l’aurait fait extrader et il serait au bagne à l’heure qu’il est. Voici comment les choses se sont passées : Paternoster était marié avec