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PRÉFACE DE CH. DARWIN


À LA DEUXIÈME ÉDITION ANGLAISE


Depuis la publication de la première édition de cet ouvrage en 1871, j’ai pu y faire des corrections importantes. Après l’épreuve du feu, par laquelle ce livre a passé, je me suis appliqué à profiter des critiques qui me semblaient avoir quelque fondement. Un grand nombre de correspondants m’ont également communiqué une foule si étonnante d’observations et de faits nouveaux, que je ne pouvais en signaler que les plus importants. La liste de ces nouvelles observations et des corrections les plus importantes qui sont entrées dans la présente édition se trouve ci-après. De nouveaux dessins faits d’après nature par M. T. W. Wood ont également remplacé quatre figures de la première édition et quelques nouvelles gravures y ont été ajoutées.

J’appelle l’attention du lecteur sur les observations qui m’ont été communiquées par M. le professeur Huxley. Ces observations se trouvent en Supplément à la fin de la 1re partie (page 219), et traitent des différences du cerveau de l’homme, comparé aux cerveaux des singes supérieurs. Ces observations ont d’autant plus d’à-propos que depuis quelques années diverses publications populaires ont grandement exagéré l’importance de cette question.

À cette occasion, je dois faire observer que mes critiques prétendent assez souvent que j’attribuais exclusivement à la sélection naturelle tous les changements de structure corporelle et de puissance mentale, qu’on appelle communément changements spontanés ; j’ai cependant déjà constaté, dès la première édition de l’Origine des Espèces, qu’on doit