Page:Daveluy - Le mariage de Josephte Précourt, paru dans Oiseau Bleu, 1939-1940.djvu/297

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s’en expliquer librement avec lui. Car sans doute, sortirait-il bientôt complètement de sa vie. « Mon Dieu, mon Dieu, se répétait en soupirant Josephte, on me croit une fiancée au comble du bonheur, et je ne ressens au fond de mon cœur, qu’angoisses, doutes, tristesses, et… remords… Michel, pardon, Michel !… Ah ! tu as toujours valu mieux que moi… »

À six heures, Jules sonnait à la porte des Précourt. Sa voiture stationnait tout près, et l’on y voyait, assise près du cocher la blonde et pâle Blanchette, qui avait finalement cédé au désir de son frère. Mais peut-être la jeune fille avait-elle un autre motif, secret celui-là, de se rendre chez ses parents. Car Jules avait apporté de terribles nouvelles au souper. L’émeute, à cause de la sanction de la loi d’indemnité, allait prendre des proportions terribles tous le craignaient, à l’issue, ce soir, de l’assemblée du Champ de Mars… Une conversation qu’avait entendue Jules, il y avait une demi-heure à peine, par deux émeutiers influents, laissaient entrevoir des représailles non pas