Page:Daveluy - Les petits Patriotes du Richelieu, paru dans Oiseau Bleu, 1937-1938.djvu/173

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l’indifférence de sa fille envers le jeune homme se changeât en aversion ? Il comptait d’ailleurs sur l’éloignement prochain du petit cousin des bords du Richelieu. Marie Précourt retournait à Saint-Denis, pour sa part, au début de juillet. Il serait alors plus délicat pour le jeune homme d’être assidu auprès de sa fille. Oui, un peu de patience, et il reprendrait son ascendant sur l’esprit de Mathilde qui finirait bien par épouser l’homme choisi par son père.

Conduit par Michel qui lui racontait les incidents de la journée, Olivier Précourt, qui était absent depuis la veille, l’écoutait d’un air distrait.

— Michel, dit soudain Olivier, as-tu aperçu ma fiancée aujourd’hui ?

— Oui, j’ai vu la princesse qui se promenait à cheval cet après-midi.

— Seule ?

— Non. Et l’enfant baissa la tête.

— Le lieutenant Walker l’accompagnait ?

— Son ordonnance aussi.

— Bien.

— La princesse avait l’air tout triste, reprit Michel. Vous ne lui avez pas écrit avant votre départ. C’est mal, monsieur Olivier.