Page:Daveluy - Michel et Josephte dans la tourmente, paru dans Oiseau Bleu, 1938-1939.djvu/200

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— Tout est vrai, petit, et même, en ce moment, plusieurs, dit le colonel, quittent la prison, au pied du courant, comme ailleurs… Hein ! mon garçon, ça c’est une bonne nouvelle ? Mais que fais-tu, les yeux ainsi rivés au pavé… Rentrons vite chacun chez nous. Il est près d’une heure.

— M. le docteur, supplia Michel, en lui prenant en même temps le bras, de grâce, conduisez-moi tout de suite à la prison neuve…

— Qu’est-ce que tu dis ?

— Si vous ne le pouvez pas, voyez-vous, je m’y rendrai seul… je courrai une partie du chemin…

— Michel, tu n’es pas un peu fou… La joie te fait du mal, je le vois.

— Non, non, croyez-moi, M. le docteur, exaucez mon désir, car M. Olivier a besoin de moi, je suis sûr.

— Et ton dîner ? Et la bonne Mademoiselle Précourt qui n’est pas prévenue ?

— Je le sais, je le sais, Monsieur. Mais voici. Vous pourriez avertir, en retournant à la maison, ma chère protectrice… Elle me comprendra allez.

— Et ton dîner ?

— Je ne pourrais pas avaler une bouchée… Oh ! vite, vite, M. le docteur, partons. Si M. Olivier était déjà en route…