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LA GRANDE AVENTURE DE LE MOYNE D’IBERVILLE

l’accompagnera, comme Rémonville, ami de La Salle. Tout le monde veut venir avec lui.


III


La veille des Rois, en 1700, la garnison du fort de Biloxi entend du canon à l’île Surgères. D’Iberville arrive. M. de Sauvolle réunit tout son monde pour faire au commandant une belle réception à grand renfort de décharges des canons et de toute la mousqueterie des troupes.

MM. de Sauvolle et de Bienville viennent à bord rendre compte des événements. M. de Bienville a remonté le Mississipi. Il a trouvé les Oumas et les Bayogoulas en guerre, les premiers ayant attaqué les autres. À 25 lieues de l’embouchure, il a rencontré une corvette anglaise de dix canons commandée par le capitaine Louis Bank, celui-là même dont M. d’Iberville a entretenu le ministre. Malgré l’équipage et les nombreux canons de son adversaire, Bienville, avec une seule pirogue de cinq hommes, lui ordonna de quitter le fleuve. Bank, qui avait vu le jeune Le Moyne à la baie d’Hudson et qui retrouvait en lui l’audace de l’aîné, n’osa désobéir.

— Mais il m’annonça qu’ils reviendront, ajoute M. de Bienville.

— C’est une menace qui n’aura pas de grands