Page:David - Les Patriotes de 1837-1838, 1884.djvu/321

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


CONCLUSION



Nous disions au commencement de ce livre que notre intention n’était pas de démontrer que les patriotes de 1837 avaient eu droit de se révolter, mais uniquement de prouver que leurs griefs étaient sérieux, leurs motifs honorables, leur patriotisme incontestable, leurs sacrifices et leur dévouement héroïques, le résultat de leurs actes utile à la liberté, à l’avenir de leur pays.

Nous croyons avoir établi notre thèse par des faits que jamais on ne pourra contredire sérieusement, par des citations dont la valeur n’est pas contestable.

Nous avons pris plaisir à nous appuyer autant que possible sur l’opinion d’hommes étrangers et souvent peu sympathiques à notre nationalité, d’ennemis déclarés même des patriotes, afin que jamais on ne puisse nous accuser d’exagération.

Nous nous sommes borné à raconter les faits, louant autant que possible les patriotes sans dénigrer leur adversaires, évitant de rappeler des souvenirs qui auraient pu être désagréables à des familles dignes de respect. Nous aurions même voulu passer sous silence le malheureux livre de M. Globenski et les deux ouvrages qu’il cite à l’appui de ces appréciations, mais nous en avons déjà dit un mot, et nous croyons devoir en parler encore en terminant. On pourrait nous reprocher plus