Page:De Banville - Odes Funambulesques.djvu/123

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Dans notre parc aérien
S’agite un monde qui n’a rien
    Su de morose :
Bouffons que l’Amour, pour son jeu,
Vêtit de satin rayé, feu,
    Bleu-ciel et rose !

Notre poëme fanfaron,
Qui dans le pays d’Obéron
    Toujours s’égare,
N’est pas plus compliqué vraiment
Que ce que l’on songe en fumant
    Un bon cigare.

Tu jugeras notre savoir
Tout à l’heure, quand tu vas voir
    La pantomime.
Je suis sûr que l’Eldorado
Où te conduira Durandeau
    Sera sublime.