Page:De Banville - Odes Funambulesques.djvu/182

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Théo, roi de l’azur où la Muse le suit,
      Amant de la Chimère,
En secouant sa tête, à l’entour fait la nuit,
      Comme un héros d’Homère,

Et Barrière, qui va cherchant la vérité
      Sans songer à sa gloire,
Montre pleins d’ouragans des yeux d’aigle irrité
      Sous une forêt noire.

A côté d’eux on voit les blonds : c’est Dumas fils,
      Dont l’ample toison frise ;
C’est Gaiffe, dont la joue est neige, ivoire et lys,
      Et la lèvre cerise.

C’est Castille aux anneaux crêpés ; ses yeux ont lui
      Pour quelque étrange rêve,

Et son chef lumineux brille comme celui
      De notre grand’mère Ève.

Voillemot resplendit comme un jeune Apollon.
      Fabuleux météore,
Sa tête radieuse au milieu d’un salon
      Fait l’effet d’une aurore.