Page:De Banville - Odes Funambulesques.djvu/251

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Ainsi, j’ai beau nommer l’Amour " my dear child ",
      Être un Cyrus en nos escrimes,
Et faire encor pâlir le luxe de Rothschild
      Par la richesse de mes rimes,

Je ne saurais avec tous ces vers que paiera
      Buloz, s’il survit aux bagarres,
D’avance entretenir des filles d’Opéra,
      Ni même acheter des cigares.

Oui, moi que l’univers prendrait pour un richard,
      Tant je prodigue les tons roses,
Je suis, pour parler net, semblable à Cabochard,
      Je manque de diverses choses.

Le cabaret prétend que Crédit est noyé,
      Et, si ce n’est chez les Osages,
Je m’aperçois enfin que l’argent monnoyé
      S’applique à différents usages.