Page:De Coster - Contes brabançons, 1861.djvu/127

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VI.


Quelques jours après, le même sujet fut remis sur le tapis par Jean qui avait pris le temps de réfléchir et dit en regardant du même regard Christus et Louise :

— Il est juste après tout qu’un séducteur épouse celle qu’il a séduite et si par exemple, ajouta-t-il, Louise avait le malheur de s’affoler d’un garçon au point d’en venir là, il faudrait que celui-ci lui donnât réparation ou je lui laverais la tête dans la rivière la plus voisine.

— Tu ferais bien, dit François.

— Sacredié, gronda Nicolas en signe d’adhésion.

— Nous sommes trois, dit Jean, simplement.

— Bons pour dix, gronda de nouveau Nicolas.

Christus n’entendait rien, il songeait à autre chose ; Louise était sérieuse et pensive.