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II

L’ENLÈVEMENT


Les sauvages pratiquaient largement l’hospitalité ; tout événement de quelqu’importance était le prétexte d’un festin. L’hiver, ils n’avaient guère d’autres occupations, et s’invitaient de lointains villages à des fêtes où ils se trouvaient parfois jusqu’à cinq cents et qui duraient plusieurs jours, selon la solennité, ou tant que les provisions n’étaient pas épuisées.

Le Soir voulut se montrer grand seigneur. Avant de se séparer de ses hôtes, Philippe de Savigny et Paul Guertal dont le départ approchait, il résolut de les régaler et donna en leur honneur une tabagie qui devait être la manifestation éclatante de son amitié pour les Français. Le sagamo convia donc ses amis et les anciens de la tribu.

Sept immenses chaudières, installées au milieu de la cabane sur des feux séparés, furent remplies, les unes de quartiers de chevreuil et de venaison,