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le chevalier

l’employa à la culture de la terre, pour laquelle notre jeune homme montra toujours une aversion invincible.

L’idée de passer ses jours courbé sur un sillon lui faisait tourner le cerveau, lui donnait le vertige.

Aussi, dès qu’il pouvait se dérober aux regards paternels, caché derrière un buisson, ou étendu, comme un lézard au soleil, sur quelque levée de fossé, il saisissait ses crayons et dessinait tout ce qui lui passait sous les yeux, hommes, bêtes, troupeaux, maisons, qu’il encadrait d’arbres, et de gerbes de montagnes.

Ces goûts artistiques convenaient