Page:De la Mennais - De la religion, 1826.djvu/128

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peut, l’épiscopat de son chef, centre et lien de l’unité, d’où les évêques, et on le sait bien, tirent toute leur force. Une schismatique défiance s’attache obstinément à diminuer l’influence salutaire du Saint-Siège, et à lui ravir peu à peu l’exercice de sa juridiction divine.

Permettroit-on le recours à son autorité dans les causes majeures, lors même que, par le manque de tribunaux compétents, elles ne sauroient être jugées sur les lieux en première instance ? L’ordre et le pouvoir hiérarchique s’arrêtent pour nous à la frontière. Quel moyen canonique auroit-on en France de procéder à la déposition d’un évêque ouvertement hérétique ? Ce moyen cependant doit exister, ou il n’y a plus de gouvernement dans l’église de Jésus-Christ, abandonnée, sans police et sans lois, à tous les désordres que l’erreur et les passions humaines y introduiroient à leur gré ; et c’est encore une de ces libertés religieuses que nous devons conserver si précieusement, dit-on.

Un prélat que, depuis trois ans, nous ne nommons jamais qu’avec une douleur profonde, nous a révélé récemment une autre liberté du même genre dans son instruction, non pas pastorale, mais ministérielle sur l’exécution de la loi concernant les congrégations et communautés religieuses de femmes. Cette instruction porte, article x. tout acte émané du Saint-Siège, portant approbation