Page:De la Mennais - De la religion, 1826.djvu/163

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il n’est pas jusqu’aux luthériens qui ne fussent disposés à reconnoître cette importante vérité, au temps de Mélanchton. la manière, dit Bossuet, dont il s’en explique dans une de ses lettres " est admirable. " Et après avoir cité un passage très frappant de cette lettre, il ajoute : voilà ce que pensoit Mélanchton sur l’autorité du pape et des évêques... etc.

Que l’Eglise soit une monarchie, on ne le peut donc nier sans démentir Almain, Gerson, Bossuet, la faculté de théologie de Paris, Mélanchton même, et tout l’univers catholique. Que le pape, comme seul monarque suprême, possède dans l’Eglise une pleine puissance ou un pouvoir souverain, on ne peut le nier non plus sans contredire une définition de foi d’un concile oecuménique. Donc, supposer qu’il y ait dans l’Eglise un pouvoir au-dessus du