Page:De la Mennais - De la religion, 1826.djvu/274

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à ébranler, et se moquent de l’opinion de l’ancienne Sorbonne. "

Toutefois, par les causes indiquées au commencement de ce chapitre, les maximes des parlements se répandirent peu à peu dans une certaine classe de théologiens, que Fénelon appelle les critiques.

" Il n’est, dit-il, aucun égarement, aucun excès qui ne leur sourie, et qu’ils n’osent défendre. Ils sont, à mes yeux, plus à craindre que les sectes des hérétiques ; parce que, couverts du nom de catholiques, comme d’un masque, ils pénètrent impunément dans l’enceinte de l’Eglise. Combien de fois ne les ai-je pas entendu dire que la grandeur de Rome païenne, devenue le siége de l’empire, étoit la cause qui avoit porté les pontifes romains à s’arroger la primauté dans la république chrétienne, et que le vulgaire crédule s’étoit, par un respect superstitieux, laissé persuader que cet envahissement étoit une institution de Jésus-Christ.

Qu’un autre espère ramener ces hommes à de meilleurs sentiments ; pour moi, certes, je ne l’espère pas. " Telles furent les idées qui préparèrent la déclaration