Page:Defoe - Robinson Crusoé, Borel et Varenne, 1836, tome 2.djvu/260

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vre garçon fondit en larmes et nous dit qu’il lui en avait bien touché quelques paroles ; mais qu’il était lui-même si méchante créature et que sa conscience lui reprochait si vivement sa vie horrible et impie, qu’il avait tremblé que la connaissance qu’elle avait de lui n’atténuât l’attention qu’elle devait donner à ces choses, et ne la portât plutôt à mépriser la religion qu’à l’embrasser. Néanmoins il était certain, nous dit-il, que son esprit était si disposé à recevoir d’heureuses impressions de toutes ces vérités, que si je voulais bien l’en entretenir, elle ferait voir, à ma grande satisfaction, que mes peines ne seraient point perdues sur elle.

En conséquence je la fis venir ; et, me plaçant comme interprète entre elle et mon pieux ecclésiastique, je le priai d’entrer en matière.


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