Page:Defoe - Robinson Crusoé, Borel et Varenne, 1836, tome 2.djvu/284

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Sauvages tentaient de le mettre à l’extérieur du navire.

Dans cette attitude nous les attendîmes, et en peu de temps ils entrèrent dans nos eaux ; mais jamais si horrible spectacle ne s’était offert à des Chrétiens ! Mon lieutenant s’était trompé de beaucoup dans le calcul de leur nombre, – je veux dire en le portant à mille canots, – le plus que nous pûmes en compter quand ils nous eurent atteints étant d’environ cent vingt-six. Ces canots contenaient une multitude d’Indiens ; car quelques-uns portaient seize ou dix-sept hommes, d’autres davantage, et les moindre six ou sept.

Lorsqu’ils se furent approchés de nous, ils semblèrent frappés d’étonnement et d’admiration, comme à l’aspect d’une chose qu’ils n’avaient sans doute jamais vue auparavant, et ils ne surent d’abord, comme nous le comprîmes ensuite, comment s’y prendre avec nous. Cependant, ils s’avancèrent hardiment, et parurent se disposer à nous entourer ; mais nous criâmes à nos hommes qui montaient les chaloupes, de ne pas les laisser venir trop près.


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