Page:Delamétherie - Leçons de géologie I.djvu/150

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.

des pouddings de la Valorsine : « Les bancs de pouddings, dit-il, § 693, forment, dans la montagne, une épaisseur d’environ cent toises, que j’ai suivi l’espace de plus d’une lieue. Au-dessus se trouvent des ardoises ; au-dessus des ardoises sont des grés à couches minces : ces grés sont souvent mêlés de mica et de quartz »

Le même observateur a vu des grés dans la montagne du Buet (§ 583) : « On compte, dit-il, § 585, cinq à six couches de grés, épaisses chacune de douze à quinze pouces ; sous celui-ci, on en trouve un autre plus grossier, auquel on pourrait même donner le nom de poudding ; il est composé de fragmens de quartz gris ou rougeâtre, demi-transparent, de fragmens de feldspath rougeâtre, et de petites pyrites jaunes ».

J’ai aussi trouvé de ces grès, dans la montagne d’Ajou (Leçons de Minéralogie, tome 2).

On voit que les substances appelées par Saussure, grés primitifs, sont bien différentes des sables quartzeux des terrains secondaires : ce sont plutôt des brèches, ou pouddings réduits en très-petites parcelles.


DES CRISTAUX PARTICULIERS DANS LES SUBSTANCES DES TERRAINS PRIMITIFS.


Les diverses substances des terrains primitifs, contiennent des quantités plus ou moins considérables de divers cristaux particuliers, différens de la masse principale.

Les schistes primitifs, les schistes micacés… contiennent de grandes quantités de grenats, bien cristallisés. On en trouve, dans le Tyrol, qui ont plusieurs pouces de diamètre.

On trouve également des appatits primitifs, des tourmalines, des topazes, des hyacintes… dans des terrains primitifs.