Page:Delamétherie - Leçons de géologie I.djvu/43

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notre globe en particulier ; mais nous n’avons jusques ici aucun moyen pour connaître les différentes parties de la matière nébuleuse, comme le prisme nous fait connaître les parties diverses de la matière lumineuse.

3°. Les molécules de cette matière nébuleuse ont une force propre. Elles se sont réunies par cette force propre, et ont cristallisé d’une manière générale pour former le Κοσμος, le cosmos, le monde.

Nous exposerons ailleurs quels ont été les produits de cette cristallisation.

Cette matière première, que nous supposons avoir été d’abord nébuleuse, a pu perdre de son éclat par la condensation, en se condensant, par l’attraction.

Elle a pu postérieurement acquérir un nouvel éclat, et repasser à l’état diffus de nébulosité, par deux causes.

a. Par la chaleur, comme dans les comètes à leur périhélie.

b. Ou par une plus grande quantité de galvanisme ou d’électricité, comme dans quelques aurores boréales, dans la lumière zodiacale, dans le brouillard sec de 1783…

c. Ou par quelqu’autre cause qui ne nous est pas encore connue.

Le brouillard sec, par exemple, qui, en 1783, couvrit, pendant plusieurs mois, une partie de l’Europe ; (Voyez en la description par Cotte, dans le Journal de physique, tom. 23, pag. 201, et celle qu’en donnèrent Toaldo et Lamanon, même journal, tom. 24, pag. I) était vraisemblablement une espèce particulière de nébulosité, produite par une cause qui ne nous est pas encore connue. Elle paraît dépendre du galvanisme. Plusieurs physiciens regardèrent ce brouillard comme un effet de l’électricité. Lamanon lui donnait le nom de brouillard électrique. (Ibid.)