Page:Delamétherie - Leçons de géologie III.djvu/12

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Dix espèces d’anoplotherium.
Une espèce de pétrodactyles.

On voit qu’on est bien éloigné d’avoir trouvé des fossiles de tous les quadrupèdes vivipares ou ovipares, que nous connaissons maintenant ; car ceux de ces animaux connus forment peut-être plus de deux mille espèces.

D’ailleurs, il n’y a de fossiles qu’un très petit nombre, des os de chacun de ces animaux.

On en doit conclure que des circonstances particulières ont conservé les fossiles de tels animaux, et n’ont pu conserver ceux de tels autres.

Mais on ne saurait en inférer que telle espèce a existé plutôt que telle autre.

Ces conséquences doivent être appliquées plus particulièrement aux nombreuses espèces des singes, et à l’espèce humaine, dont-on ne connaît point de fossiles.

Mais une observation essentielle est que la plus grande partie des fossiles des mammaux, qu’on rencontre dans notre hémisphère boréal, paraît avoir appartenu à des animaux qui ne vivent aujourd’hui que dans les contrées équinoxiales.

Nous verrons que la même observation doit s’étendre aux autres espèces de fossiles, même à ceux des végétaux.


DES DÉBRIS FOSSILES DES OISEAUX.


On ne doute plus aujourd’hui de l’existence des fossiles des oiseaux.

J’avais vu, en 1788 et en 1790, des débris fossiles d’oiseaux trouvés à Montmartre dans le plâtre. J’en parlai dans la seconde édition de ma Théorie de la Terre (tom. 2, page 505).