Page:Delamétherie - Leçons de géologie III.djvu/277

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Observations sur le système géologique de Fontenelle.


L’auteur fonde son opinion de l’abaissement des vallées et de l’élévation des montagnes par des affaissemens sur ce que les couches des montagnes sont ordinairement inclinées à l’horizon tandis que celles des plaines sont toujours horizontales. C’est l’idée de Scheuzer ; mais nous avons prouvé d’une manière convaincante, que les eaux, en faisant cristalliser ces substances, ont formé des couches inclinées, et même quelquefois verticales, ou presque verticales.

Il dit qu’on a trouvé des os d’hommes dans des bancs de pierres. Cette opinion est aujourd’hui reconnue fausse, disais-je en 1797 dans ma Théorie de la Terre, tome 5, page 456.

On voit que tous ces systèmes supposent que les eaux, en déposant les substances dont est formée la croûte du globe, ont fait des surfaces planes.

Tandis qu’on ne fait pas attention que ces dépôts ont formé des groupes de cristaux, qui sont plus ou moins proéminens.


DE L’UNIFORMITÉ DES COUCHES DES BORDS D’UNE MEME VALLÉE.


Pour soutenir cette opinion de la formation des vallées par des affaissemens plus ou moins considérables, on a dit que dans toutes les grandes vallées, on observait une uniformité constante dans les couches, aux deux rives opposées de la vallée. Les côtes de Calais et de Douvres, par exemple, dit-on, sont de même nature ; on y observe des couches absolument homogènes, à la même hauteur, au-dessus du niveau des eaux de la mer.