Page:Delamétherie - Leçons de géologie III.djvu/46

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DES FOSSILES TRANSPORTÉS PAR DES COURANS DES FLEUVES.


On observe, dans les vallées où coulent les fleuves, des fossiles en un nombre plus ou moins considérable, ainsi que nous l’avons rapporté.

On a trouvé, dans la vallée de la Seine, proche Paris, plusieurs bois fossiles bien conservés.

Ces courans des fleuves charrient tout ce qui se trouve sur leur passage. Ils auront donc également charrié les fossiles qu’ils auront rencontrés.

Les fossiles charriés par les courans des fleuves, seront plus ou moins altérés, plus ou moins roulés, tels que ceux de Grignon, de Courtagnon, des falhunières de la Touraine, de Dax…, les amas des bois fossiles.

Mais quelques-uns sont peu altérés. J’ai dit (Théorie de la Terre, tome 5, page 197) que Patrin avait vu retirer des bord du fleuve de l’Ob, à cent cinquante toises au-dessus du niveau des eaux, un fémur d’éléphant parfaitement conservé.


DES FOSSILES PRODUITS, OU TRANSPORTÉS PAR DES CATASTROPHES PARTICULIÈRES ARRIVÉES À LA SURFACE DU GLOBE.


Il n’est pas douteux qu’il y a eu, à la surface du globe, quelques catastrophes particulières, qui y ont opéré des changemens plus ou moins considérables, comme je l’air prouvé dans ma Théorie de la Terre, tome 5,