Page:Delamétherie - Leçons de géologie III.djvu/48

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D’où ils ont conclu que la plupart des animaux et des végétaux vivans, aujourd’hui, sont de formation nouvelle.

Tous les auteurs anciens ont parlé de ces catastrophes.

Je renvoie à ce que j’en ai dit précédemment (page 325 du second volume) en parlant des déluges universels.

J’observerai qu’une catastrophe générale est contraire à toutes les notions physiques et astronomiques. Nous ne connaissons aucune cause qui eût pu la produire ; mais elle n’est pas moins contraire aux faits.

1°. Aucun fait ne prouve cette catastrophe générale.

2°. Je demanderai si toutes les espèces de végétaux et d’animaux, existans alors, ont péri ou non.

Si on dit qu’elles ont péri, il faudrait donc avancer que toutes celles qui existent aujourd’hui ont été produites postérieurement par une génération spontanée, hypothèse qu’on ne pourrait. admettre que d’après des faits les plus concluans.

Mais nous avons vu qu’il est reconnu que parmi les fossiles, plusieurs sont vraiment analogues aux espèces vivantes aujourd’hui.

Il faudrait donc encore dire que cette nouvelle génération aurait produit :

a. Quelques espèces nouvelles absolument semblables aux anciennes.

b. D’autres. si rapprochées des anciennes qu’elles sont semblables aux genres.

c. De troisièmes, enfin, absolument différentes des espèces vivantes.

Si on suppose, au contraire, que toutes les espèces alors existantes n’ont pas péri, ces catastrophes n’auraient pas été générales, et il n’y aurait plus de motifs pour les supposer. Il s’agirait seulement d’expliquer les faits par les principes