Page:Delamétherie - Leçons de géologie III.djvu/85

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qu’auraient été déposées les coquilles fluviatiles, les planorbes, les lymnées, les bulimes… fossiles, qu’on trouve, à l’ouest de Paris, dans les couches supérieures.

60°. Des invasions locales des eaux des mers, telles que celles que nous avons, vu avoir eu lieu en Hollande, sur les côtes d’Angleterre… ont pu couvrir postérieurement des terrains formés dans les eaux douces, par exemple, les tourbières de Hollande…, et y déposer des fossiles marins.

Elles auront même pu y former des couches marines, si elles y ont séjourné assez de tems.

Il est donc possible de trouver, sur des terrains formés dans les eaux douces, d’autres terrains qui seraient de formation marine.

61°. Mais tous les faits prouvent que ces invasions des mers ont été très-bornées, et qu’il n’y a point eu d’invasions générales qui aient couvert toute la surface de la terre, ou au moins la plus grande partie.

62°. On a supposé des mouvemens alternatifs, des eaux des mers et des eaux douces se remplaçant successivement, On à dit par exemple que dans les environs de Paris :

1°, Une première mer est venue déposer les craies dans lesquelles sont des coquilles marines.

2°. une seconde mer revient, et dépose une couche d’argile.

3°. Une troisième mer survient, et dépose les pierres calcaires, remplies de coquilles marines.

4°. Alors le sol se couvre d’eau douce et dépose les plâtres,

Une autre mer revient, et dépose les tellines, les huitres marines… au-dessus des plâtres.