dés femmes ? veu que iamais femme n’a vendu ne trahy Ieſus, mais vn hõme nõmé Iudas. Qui ſõt ceux là ie vous prie, qui ont tant inuenté & cõtrouué de ceremonies, hereſies, & faulſes doctrines ſus la terre, ſinon lés hõmes ? & lés paoures femmes par eulx ont eſté ſeduictes. Iamais femme n’a eſté trouuée faulx prophete, ouy bien ꝑ iceux trõpée (cõbien q̃ ie ne veulx ꝑ cecy excuſer la trop plus grãde q̃ malice d’aulcũes fẽmes, oultrepaßans les termes de meſure) mais außi d’en vouloir touſiours faire vne reigle generale ſans nulle exceptiõ, il n’y a point de raiſon, cõe lon faict iournellemẽt : et prĩcipallemẽt Fauſte ce moqueur, en ſés Bucoliques : leſq̃lles voyãt, certes ne me puis taire, veu q̃lles ſont plus recõmãdées et vſitées dés hõmes, que l’Euãgile de Ieſus, leq̃l nous eſt deffendu, et iceluy fableur eſt aux eſcholes pour bõ tenu. Si Dieu dõcq̃s a faict graces à aulcunes bõnes femmes, leur reuelãt par ſés ſaĩctes eſcriptures, q̃lque choſe ſaĩcte et bõne : ne l’oſerõt elles eſcrire, dire, ou declairer les vnes aux aultres, pour lés calũniateurs de verité ? A, ce ſeroit trop hardiemẽt fait lés vouloir ẽpeſcher : et à nous faict trop follement de cacher le talẽt q̃ dieu nous a dõné : ꝗ nous doit grace de ꝑſeuerer iuſq̃s à la fin. Amen.
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