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MARCELINE DESBORDES-VALMORE

seconde édition du format in-8 fut mise en vente en 1820. Elle s’augmentait de quelques pièces, mais on en avait retranché, en revanche, la nouvelle en prose : Marie. On la retrouve en tête des Veillées des Antilles, éditées à la même librairie en 1821.

Est-ce la faveur accordée aux débuts du poète qui fit tomber les dernières résistances de sa nouvelle famille ? Je ne sais. Mais, à partir de 1820, les œuvres de Marceline seront toutes signées : Desbordes-Valmore[1]. Si la petite comédienne avait été, envers son âpre belle-mère, capable d’ironie ou de ressentiment, comme elle eût savouré cette façon de racheter sa faute — en la publiant !

Aussi bien, Marceline Desbordes n’était pas, en 1819, un auteur inédit à proprement parler. La plupart de ses romances avaient déjà paru, de 1813 à 1818, dans le Souvenir des Ménestrels, le Chansonnier des Grâces, l’Almanach des Muses, etc. Elles étaient devenues l’appât des compositeurs comme Romagnési[2], Amédée de Beauplan, Arnaud fils, Andrade, Édouard Bruguière, Masini, qui faisaient, en ce temps-là, les délices des salons.

  1. Postérieurement à son mariage, elle signa encore pourtant Mme ou Marceline Desbordes quelques romances, une entre autres, paroles et musique, l’Alouette, au Souvenir des Ménestrels, année 1821. C’est, croyons-nous, la seule romance dont Mme Valmore ait écrit la musique.
  2. Romagnési, qui fut à la mode vers 1816, mais qui débuta en 1807, n’aurait-il pas, le premier, rehaussé de broderies musicales les productions de Mlle Desbordes ?