Page:Dessaulles - Les erreurs de l'Église en droit naturel et canonique sur le mariage et le divorce, 1894.djvu/162

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les erreurs de l’église

sciencieuses ! Il faut croire que malgré son ignorance il ne se trompait jamais !

Le confessionnal exige des hommes de très grandes lumières, de jugement très sûr et de caractère et de mœurs irréprochables ; des hommes presque impeccables. Combien possède-t-on, même aujourd’hui où le clergé est bien plus éclairé qu’autrefois, de confesseurs réunissant bona fide toutes ces conditions ? Et combien en trouvait-on quand les prêtres étaient ignorants et débauchés comme les ont peints le cardinal Jacques de Vitry, le cardinal Pierre d’Ailly, les évêques Clémengis et Théodorie de Niem, l’évêque Alvare Pelage et les prédicateurs Maillard, Menot, Jean Clérée et tant d’autres, surtout ceux des conciles de Constance et de Trente.

XXIX


6o L’hérésie de l’un des conjoints, antécédente ou subséquente au mariage.

Sur cette question il y a eu contradiction fréquente entre les règles elles-mêmes, puis entre les règles et les faits, c’est-à-dire les décisions ou jugements des officiaux.

Saint Paul avait dit que le mari fidèle ne devait pas se séparer de sa femme infidèle. Saint Augustin déclare licites les alliances mixtes. Chrysostome soutient que l’on peut renvoyer sa femme pour cause d’adultère, mais non pour idolâtrie. Valentinien, Théodose ier, Arcadius, prohibent le mariage entre juifs