Page:Dessaulles - Les erreurs de l'Église en droit naturel et canonique sur le mariage et le divorce, 1894.djvu/178

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les erreurs de l’église

Si le lit du mariage est sans tache, comment la maternité peut-elle être une souillure ?

Notions fausses donc en dépit de tous les sophismes que l’on nous récite !

Et le mot de saint Bernard prouve que l’on avait encore au XIIe siècle des hommes qui pensaient juste sur la question. Pourquoi l’Église a-t-elle maintenu l’idée fausse ?

Ici comme partout ailleurs le droit civil s’est montré bien au-dessus du droit canon. Le législateur éclairé par la philosophie et la vraie notion de justice s’est affranchi des faux points de vue ecclésiastiques et a déclaré : 1o que le mariage est un devoir social, puisqu’il crée la famille, base de toute société ; 2o que le célibat n’est que toléré, et que l’État doit pousser au mariage qui est la satisfaction légitime des penchants que Dieu a mis au cœur de l’homme et qui est en même temps le moyen régulier de la propagation de l’espèce.

Au reste la question du célibat ecclésiastique est réglée depuis longtemps pour cette seule raison que jamais le clergé ne l’a observé. Le concubinage ecclésiastique a été pendant 1,500 ans non pas l’exception mais la pratique générale.

XXXIII


Il y a bien longtemps que l’on a dit toutes ces choses à l’Église mais quand elle s’est mise à brûler ceux qui parlaient plus qu’elle ne voulait, force a