Page:Dessaulles - Papineau et Nelson, blanc et noir... et la lumière fut faite, 1848.djvu/30

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sur le départ de l’honorable L. J. Papineau de St.-Denis le 23 nov. 1837,

Pour votre information, je puis vous attester que pendant mon exil avec le Dr. W. Nelson aux Bermudes, et pendant mon expatriation aux États-Unis, j’ai entendu dire au Docteur à plusieurs reprises, qu’il avait été obligé de se rendre maître, en priant et ordonnant à M. Papineau de se retirer de St.-Denis au moment où la bataille allait s’engager.

J’ai l’honneur d’être,
Avec respect,
Votre obéissant serviteur,
V. T. Goddu.

L. A. Dessaulles, écr.

St.-Hyacinthe.


Eh bien, maintenant est-il prouvé que M. Nelson a dit à M. Papineau de s’éloigner de St.-Denis ? Est-il prouvé qu’il le lui a dit au moment de la bataille ? Est-il prouvé que M. le Dr. Nelson mentait quand il a dit qu’il n’avait jamais prié M. Papineau de laisser St.-Denis, quand il a dit qu’il ne l’avait pas revu après six heures dû matin.

M. le Dr. Nelson ayant vu que pendant mon premier voyage de St.-Denis, je n’avais recueilli que deux affidavits, a cru que je ne pourrais pas en obtenir d’autres ; et il s’est dit : « comme l’affidavit de Frs. Ménard prouve que j’ai vu M. Papineau à six heures, je vais admettre ce fait : et puisqu’on n’a pas pu obtenir d’autres déclarations je vais nier tout ce qu’on