Page:Dessaulles - Papineau et Nelson, blanc et noir... et la lumière fut faite, 1848.djvu/51

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et si j’ai vu le Dr., mon témoignage vaut les autres, si je n’y étais pas, j’admets que je suis un parjure. Dans ce cas, voyez mes preuves.

M. Papineau n’est pas revenu à St.-Denis… Qu’y aurait-il fait après la perte de la bataille de St.-Charles ? Vous savez bien que tout a été perdu le 25 nov.

Vous allez dire sans doute, qu’un des titres du Dr. Nelson à la reconnaissance du pays est d’être resté bien tranquille à St.-Denis, au lieu d’aller prêter main-forte à St.-Charles ! — Brown lui a fait dire de rester à St.-Denis. — Brown !!! Oh ! je me tais par respect pour mon pays !

Si le Dr, Nelson s’était déshonoré, M. Papineau n’avait pas besoin des efforts de son neveu pour le faire connaître.

S’il est très probable en effet que mon intervention n’était pas nécessaire, il est dans tous les cas très certain que mon dernier écrit vous a fait perdre votre équilibre moral qui est toujours si chancelant et que vous m’avez répondu d’une manière bien peu honorable pour le journalisme du pays, bien pitoyable pour vous même et que votre réponse vous a fait presqu’autant de mal que mes preuves.

Le Dr. se trouvait dans l’obligation religieuse de dévoiler la conduite de M. Papineau. Religieuse ! y pensez-vous ? Est-ce aussi par obligation de conscience que vous m’avez traité d’athée ?

Pourquoi M. Papineau a-t-il chargé son neveu de se rendre auprès du Dr ?