Page:Dessaulles - Six lectures sur l'annexion du Canada aux États-Unis, 1851.djvu/115

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rons aux États-Unis une grande partie des objets que nous achetons maintenant ailleurs.

Après l’annexion, il y aura pleine et entière liberté de commerce entre les États-Unis et le Canada. Nous ne paierons donc de droits que sur les articles qui ne se fabriquent pas aux États-Unis, ou sur ceux dont le prix de fabrication, y est tellement plus élevé qu’ailleurs qu’il vaudrait mieux, malgré les droits, les importer des autres pays. Or le nombre de ces articles est comparativement petit.

Ainsi il est bien vrai que si, après l’annexion, nous n’achetions presque rien aux États-Unis, et presque tout ce dont nous avons besoin en Angleterre ou ailleurs, nous paierions des sommes plus considérables au gouvernement fédéral que celles que nous payons maintenant à notre gouvernement colonial ; mais voilà précisément ce qui n’aura pas lieu.

Si aujourd’hui nous n’achetions rien des États-Unis, je m’expliquerais les alarmes des partisans du statu-quo ; alarmes hypocrites, alarmes dictées par l’ignorance ou l’intérêt. Mais quand on voit dès à présent nos importations venant des États-Unis balancer à peu près celles venant d’Angleterre, malgré la différence des droits qui est toute contre les États-Unis sur les produits manufacturés, cela me paraît être la preuve la plus irréfragable qu’une fois la pleine liberté de commerce établie définitivement entre les États-Unis et le Canada, nos relations commerciales avec ceux-là prendront un accroissement considérable..

Or il est une chose certaine, c’est que plus, après l’annexion, nos achats aux États-Unis seront considérables, moins nous aurons à payer pour le soutien du gouvernement fédéral.

Et puis pourquoi donc tant appuyer sur ce fait, ou plutôt cette nécessité ou nous serons, de payer une certaine somme au gouvernement fédéral ? Est-ce donc que nous ne lui payons rien aujourd’hui ?

Ne savez-vous pas tous, Messieurs, que tous les ans, nous payons au gouvernement fédéral, sur nos exportations aux États-Unis, une somme a peu près aussi forte que celle que nous lui paierons après l’annexion sur nos importations de l’étranger ?

Messieurs, dix-sept ou dix-huit des états de la confédération Américaine paient annuellement, pour le soutien